Joëlle Vincent

Peinture

Matiériste

 

Chaux, poudres de marbres et pigments s’écrasent et se lient sous le passage incessant des lames de métal.


Dans la matière, une ligne force l'horizon et s'enracine.


Des lieux, des impressions s'y accrochent, puis disparaissent, insaisissables.


Des terres se déchirent, des lumières éclatent et s’arrangent pour révéler un travail suggestif et poétique.

 

Bio

Née en Belgique en 1966, après une première voie chorégraphique au Ballet Royal de Wallonie, une nouvelle orientation m'amène aux Arts et Métiers et chez Maurice Mumenthaler pour un enseignement en peinture décorative et stucs traditionnels.

Ces formations feront l'objet d'une activité comme indépendante jusqu'en 2012.

A l'étroit dans la pratique en tant qu'artisan, mais enrichie d'une maîtrise des stucs, si particuliers pour leur finesse et leur infinie profondeur, je les détourne progressivement de leur application murale pour une œuvre picturale qui répond de plus près à un besoin d'expression.

Mes réalisations que l'on peut qualifier de matiéristes sont exposées une première fois en 2006.

Elles sont marquées d'impressions de lieux où se confondent et se tiraillent mes racines et influences que sont l'Angleterre du côté maternel, l'Ardenne du côté paternel et la Flandre où je suis née et ai vécu mon enfance.  

 

Actualité

Expos en cours et à venir :

 

                                                                                                                                                    

Fêtes de la saint-Martin à Tourinnes-La-Grosse du 3 au 24 nov 2019

Les samedis et dimanches du 3 au 24 novembre, de 13h à 18h, en compagnie de Marie Van Roey

à la Maison de la Laïcité, 20 avenue du Centenaire à Hamme-Mille

www.tourinne.be 

 

 Exposition permanente Galerie Marco Titucci à Oostduinkerke 

 

 Contact:

Joëlle Vincent
 

Rue Grand Roo, 6, 1350, Enines

Tél : +32 473 58 24 31

Email : joellevinc@gmail.com

 

Galerie

Parcours

 

 

2019

- Galerie Marco Titucci 

- OOkunst Kortemark

- Biennale de Gembloux

 

2018

- Galerie Marco Titucci

- Tourinnes-La-Grosse

- Virton: Cuest' Art

- Au Fil de l'Art - Walhin

2017

- Galerie Marco Titucci

- Tourinnes-La Grosse

 

2016

- Tourinnes-La-Grosse       

- ProfondsArts - Limal

- La Halle aux Blés Durbuy

2015

- Tourinnes-La-Grosse
- Louvain-La-Neuve :

   Le Trèfle à Cinq Feuilles
- Virton: Cuest' Art
- Court-Saint-Etienne .

 

2014

- Au Fil de l'Art-Walhin
- Biennale de Jodoigne
- Borderline Jodoigne
- Tourinnes-La-Grosse

 

 

 

 

 

 

2013

- Tourinnes-La-Grosse

- Chez Ariane Hecht à Nodebais

- Ici & Là à Rixensart

- Arts à Glabais

- Exposition-concert privé à Biez

- Galerie Punz'Art à Orp-Jauche

 

2012

- Xmas à Jodoigne

- Festival de musique de chambre, 

   Chapelle de Jodoigne

- Tourinnes-La-Grosse

- Fenêtre sur Mur à Jodoigne

- Les Balades Braivoises, à Braives et          Burdinne

- Randonnée des artistes à Rixensart

- Gette Art à Orp-Jauche

 

2011
- Gette-Art, Orp-Jauche
- Parcours d'artistes de Huy
- Galerie Espace Venta à Liège
Tourines-La-Grosse


 

 

 

 

2010

- Les Ateliers Bibenbou à Jauche

- Tourinnes-La-Grosse

- Fenêtre sur mur, Jodoigne

- Au Fil de L'art à Walhain 

- Gette-Art, àOrp-Jauche

 

2009 
-Tourinnes-La-Grosse 
- Fenêtre sur mur, à Jodoigne
- Les Ballades Braivoises
- Salon d'art Artibw, Lasne
- Arti-Pasta,Bruxelles

 

2008   
- Les Causeries du Briot, Oteppe
- L'Erable Rouge, Waterloo 
- Tourinnes-La-Grosse.
- La Ferme du Renard

 

2007 
- L'atelier des Béguines, Thorembais-
   Les-Béguines

 

2006
- Les ateliers Bibenbou, Jauche 

 

Quelques mots de plus...

Etendue sur un support en bois, la pâte s’écrase et se lie en minces couches sous les passages du couteau. L’opération est renouvelée de manière aléatoire (quinze ou vingt couches de l’épaisseur d’une coquille d’œuf) jusqu’à ce que les strates superposées créent des effets de profondeur et de subtiles variations de couleurs. Ainsi, peu à peu, apparaissent des paysages comme saisis à mi-rêve, à mi-veille, dans une sorte d’entre-chien-et-loup indécis d’où on ne sait s’ils basculent du côté de l’aube ou du côté du crépuscule.

 

Saisissantes, ces compositions ! De vastes fresques auxquelles la ligne d’horizon, vigoureusement affirmée, impose une structure, un rythme, une « ambiance ». Ces horizons-là illustrent la locution familière jusqu’à perte de vue. A perte de réalité serait sans doute plus adéquat, tant ils semblent délimiter la part du réel et la part du rêve, l’enracinement profond dans la terre et l’évasion dans l’imaginaire.

 

Parfois, des arbres dressent leur silhouette sur l’estompe du ciel. Ou une clôture. Le plus souvent, les repères concrets sont rares. Dans les déchirements lointains de l’ombre et de la lumière, on croit deviner des étendues d’eau, des haies enneigées, des constructions en ruine… , mais il pourrait tout aussi bien s’agir de labours, de tourbières, de dunes… L’artiste évite d’imposer une vision unique. Elle suggère de fragiles harmonies où chacun découvre ce qu’il a envie de voir. Elle conduit l’imagination vers des réminiscences de lieux enfouis dans la mémoire affective. Paysages de nostalgie et de mystère, de solitude et de contemplation, de sérénité et d’inquiétude : de tels lieux ne sauraient s’inscrire sur aucune carte…

 

Joëlle Vincent, comme la plupart des artistes, capte des images fugaces – des moments d’émotion – et les restitue à travers le prisme flou et embué du souvenir. La marque la plus sensible de son langage plastique, sa seconde signature en quelque sorte, c’est peut-être l’effet d’estompe qui traverse ses compositions. Quoique bien tracé, le trait est rarement précisé jusqu’à son terme, comme si la réalité perçue se perdait peu à peu en traces imprécises, comme si elle se diluait en subtiles taches colorées que le glaçage final fait chanter. Il en résulte une sorte de palpitation, une charge émotive qui emporte l’adhésion.

 

Michel Arnold pour la revue L'AREAW